Ecotourisme et aide apportée aux populations locales

Publié le par ADM

Deux jeunes femmes hollandaises, Renske et Esther, voulaient connaître la vraie brousse, la vie dans l’Afrique profonde et pouvoir rencontrer les populations locales.
Esther-Renske
Nous sommes partis le 20 mars de Kigoma, par bus, jusqu'à Ilagala, dans les 60km au sud. Ensuite nous avons traversé la rivière Malagarasi, par bac. De l’autre côté, un camion qui devait charger du gravier nous a pris. Apres leur chargement et il nous a déposé 35km plus loin, près de la piste qui menait au village de Mwasha,
Apres 2.30 de marche, nous avons atteint l’habitation d’une famille et nous avons décidé de passer la nuit à cet endroit. La femme (enceinte) était seule avec ses 4 enfants, car son mari était à leur case de la plantation, avec une autre femme. Nous avons monté la tente pour les filles pendant qu’elles faisaient de la lessive. Athanase et moi dormirons à l’extérieur sous la moustiquaire.
            le-bac-sur-la-Malagarasi Renske-qui-charge
Deux des enfants toussaient, dont l’un très très fort et très souvent depuis plusieurs jours d’après sa mère. Ayant toujours avec moi de quoi dépanner, j’ai passe un peu de VICKS sur leur poitrine. J’ai recommencé le lendemain et j’ai donné le pot à la mère. Athanase lui a expliqué comment elle devait procéder.
            Lessive Famille-1
Noussommes partis pour le village de Mwasha, que nous avons atteint après 3.00 de marche. Le ciel s’est couvert mais la pluie a commencé quand nous étions déjà sur place. Un orage a éclaté et de la grêle est tombée ; ça a amusé les 2 filles de voir de la grêle sous les tropiques. Le village de Mwasha compte dans les 50 familles, environ 250 habitants, mais comme il est très étendu, on a l’impression que cette maison est seule au milieu de la brousse.
            Orage Grele
Renske et Esther exercent une profession dans l’éducation des enfants en situations difficiles ; elles se sont mis apprendre des nouveaux jeux aux enfants du village qui venaient nous rendre visite, car nous étions un événement pour tout le monde. Elles ont constaté que même des jeux faciles pouvaient paraître compliqués à des enfants qui n’avaient pas l’occasion d’utiliser leurs facultés de raisonnement. Avec les traductions d’Athanase, elles ont quand même réussi à les faire jouer au furet, au jeu des 3 croix sur le sol, attraper un objet entre 2 équipes. Renske a même joué au foot avec eux.
            jeu-du-furet participation-au-foot2
Nous sommes restés 4 jours dans cette famille. Quand le temps le permettait, nous allions en brousse, grimper la montagne en face du village, aller jusqu'à une chute d’eau ; étant en saison des pluies, ce n’est pas l’eau qui manquait. En fin de journée les 2 filles allaient à la rivière pour le bain et s’amuser dans le courant. J’avais envisagé de leur faire traverser une grosse rivière, la Lugufu, mais les villageois m’ont dit que le niveau des eaux était à plus de 2 m et qu’ils n’avaient plus pied. Le courant était trop fort pour atteindre l’autre rive à la nage. Dans quelques mois ça sera possible.
             escalade-d-un-mont2 vue-de-la-montagne
             Chute Passage-riviere
Le séjour tirant à sa fin, nous avons pris le chemin du retour. Nous sommes repassés par la 1ère habitation et la femme nous a dit que les enfants allaient beaucoup mieux. Ca a beaucoup réjoui les 2 filles car elles ont vu une utilité à leur venu dans cette famille.
             en-famille Avec-le-Chaiman
Nous avons poursuivi notre route ce qui fait que la distance à parcourir jusqu'à Kirando où nous voulions passer la nuit était de 28km, en une seule traite. Esther commençait à avoir des ampoules aux pieds car ses chaussures n’étaient pas adaptées à de longues marches. Nous avons pu lui procurer un vélo (que le type récupérera à Kirando) ce qui l’a beaucoup arrangé.
Athanase a pris une poule à Mwasha, pour sa fille de 8ans et nous avons crapahuté avec la poule qui était portée à tour de rôle par Renske et Athanase jusqu'à ce qu’elle finisse dans la poche de ma veste. Une chance pour moi, elle s’était d’abord vidée sur les pantalons des 2 autres.
             Renske-et-la-poule Avec-la-poule
             Esther-en-velo Renske-qui-souffleEtant arrivés à Kirando plus vite que prévu, nous avons décidé de poursuivre jusqu'à Ilagala, 25km. Pas de transport ; sauf une moto. Qu’à cela ne tienne, 3 sur la moto plus les sacs. Athanase est parti avec Renske et Esther et moi avons attendu qu’il revienne. La moto était de retour après 1.30, ce qui fait que nous sommes arrivés la nuit à la rivière. Le bac avait fini sa journée et nous avons traversé avec une pirogue. Nous avons fait à pied les 1500m jusqu’au village où nous avons pris des chambres dans un guest. Difficile de dormir car les gens se croient seuls sur terre et n’ont aucune idée de ce que veut dire respecter le repos des autres. Nous n’avons pas trop râlé car la poule toujours dans ma veste pendue derrière la porte de la chambre se faisait entendre de temps en temps ; c’est ça l’Afrique.
             Moto-a-3 Guest-Ilagala
Le lendemain nous avons repris le bus pour Kigoma. Ce périple a duré 7 jours et les filles ont été enchantées de tout ce qu’elles ont vu et fait. Elles ont rétribué elles-mêmes les femmes qui nous ont donné et cuisiné la nourriture. Elles ont laissé des vêtements et bracelets a certaines et ont trouvé que l’aide sur le terrain était mieux pour elles que de faire un chèque anonyme, car elles avaient la sensation de participer vraiment. En plus pour elles c'était vraiment l'Aventure.

Publié dans Promo-tourisme

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article