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Suite à la discussion avec le chairman de Mahanga et le couple Abasi /Marguerite, je leur avais proposé de faire un plan qui pourrait donner un aperçu de ce que pourrait être ce Centre.

Il nous aiderait aussi à faire une évaluation des besoins.

 

Je pars du principe qu’un plan ou un tableau valent mieux que des grands discours.

 

Plan d’aperçu global :

 

 

 

 

Sur ce plan, vous y voyez le minimum, je m’explique. La famille Abasi, devant demeurer sur place, doit déménager de la case qu’ils occupent actuellement (1km à vol d’oiseau) et s’installer sur la parcelle de ce Centre.

Donc une case pour la famille, une case pour la salle d’attente avec 2 lits pour les gens obligés de rester plusieurs jours pour leurs traitements et une case pour l’office de Marguerite, en retrait, pour le calme.

Ca représente en fait 3 bâtiments en dur.

 

                                                     La case de la famille Abasi

 

                                            La salle d'attente et la case de travail

 

J’ai signalé l’emplacement visiteurs par des enclos, pour marquer les places afin que les maçons aient une idée de l’ensemble, car il faudra plus tard envisager d’y mettre des locaux pour recevoir les gens qui viendraient de loin ou même des touristes qui seraient intéressés à visiter ce Centre ; pourquoi pas des donateurs ?

 

Ce village ne dispose d’aucune accommodation, alors il faudra s’y atteler un jour, mais ce n’est pas la priorité. C’est pour ça que vous voyez notre tente sur les photos.

 

Sur les autres plans, sont représentés les détails des 3 cases, avec les meubles nécessaires. Comme vous constatez, rien que du spartiate, pas de luxe ostentatoire.

 

Vous n’y voyez pas non plus de toilettes ni douche, car dans un premier temps on fera avec les habitudes locales, le trou derrière un paravent de paille et un emplacement où se laver.

Même chose pour la cuisine.

 

L’urgent étant de construire un emplacement pour le travail de Marguerite, les aménagements conforts viendront après.

C’est sur que ce Centre va prendre de l’ampleur et il n’y aura pas que des villageois qui viendront s’y faire traiter. Des gens des villes y arriveront aussi et ceux-ci ne seront plus coutumiers des habitudes ancestrales, donc une sorte de guesthouse avec douches et toilettes devra être construite.

 

Le problème crucial demeure l’approvisionnement en eau. Ce Centre se situe sur une colline, assez loin du lac et de la rivière Malagarasi. Le village, comme cela a été dit dans un autre article, n’a pas d’eau ; ils doivent aller tous à la rivière pour en avoir. Il y a donc des norias effectuées par des jeunes avec des vélos.

Pour le Centre, il est souhaitable d’y placer un tank de 2000 litres qui serait continuellement rempli. Nous devons aller voir sur place si des rivières souterraines ne passent pas à proximité de cette colline.

 

Nous estimons les coûts dans les 15.000 € pour les 3 batiments et environ 5.000€ pour le tank de 2.000 litres,  les adductions d'eau et la pompe.

 

Nous espérons que beaucoup voudront participer à sa construction.

                                                Marguerite, Abasi, Athanase et l'auteur des articles

Ceux qui ont lu l’article sur la magie blanche et noire (sur le blog safari aventure), ont donc déjà fait connaissance avec Marguerite et son mari Abasi qui traitent les malades grâce à la prière (au sein d’une église Baptiste) et surtout aux dons de voyance et guérisseuse de Marguerite.
Dernièrement, Marguerite a eu « l’inspiration » de travailler par imposition des mains, comme cela se pratique couramment maintenant en occident avec des techniques qui apparaissent dans les rubriques médecines alternatives ou médecines douces, acuponcture, ostéopathie , reïki…massage de bien-être, relaxation… avec tous un point commun : limiter la quantité de produits chimiques à ingurgiter et la supprimer totalement si possible (au grand dame des laboratoires), pourtant ils oeuvrent à combler le trou de la Secu (c’est louche tout ça ? trouvez pas ?)

Pour l’Afrique, où le plus petit médicament coûte une fortune pour des gens sans revenu, ce genre de médecine alternative est plutôt bien vu. Elle est déjà pratiquée aux niveaux des guérisseurs, féticheurs, sorciers, marabouts, mais avec plus ou moins de succès et c’est loin d’être gratuit ; sans être aussi chers que les dispensaires et hôpitaux, il faut quand même se fendre d’un poulet ou d’une chèvre pour les cas vraiment graves. Mais eux ont l’avantage d’être dûment enregistrés, auprès des autorités, en tant que « docteur traditionnel », donc reconnus par l’Etat.

Marguerite n’avait aucune idée de la façon de procéder et comme c’était un appel intérieur (les cartésiens vont encore se dirent : c’est quoi ce truc ? ca veut dire qu’elle l’a pas vu à la tv) m’a demandé de l’aider. Comme on trouve tout ce que l’on veut sur Internet, j’ai donc procuré de la documentation sur le reïki, les chakras, les couleurs… à Marguerite et Abasi, qu’Athanase leur a traduit en swahili.
                            Les chakras et le positionnement des mains

Ils ont donc construit une table dans leur living (toujours sur appel intérieur) et se sont mis à guérir les malades en utilisant l’imposition des mains, GRATUITEMENT, pas très courant parmi les guérisseurs en Afrique, ce qui l’a rend d’autant plus populaire et crédible.


Je pense que les vrais maîtres de reïki, pourront être un peu courroucés de voir que les protocoles et rituels ont été très africanisés, mais avec Marguerite, le succès n’en souffre pas. Je sais qu’en général le reïki n’est pas pris comme une médecine, mais plutôt une harmonisation des énergies par déblocages des chakras qui font des nœuds, avec une approche spirituelle ; mais dans le cas, très spécial, de Marguerite, on peut employer le mot « soigner ». Elle m’explique que lors de ses concentrations énergétiques, elle a l’impression qu’on lui a branché une prise de courant, tellement la sensation est forte (combien de soi disant maître de reïki ont ce genre de sensation ?). Les malades la ressentent aussi car ils lui font des commentaires sur les points où une grande chaleur se dégage et ce sont souvent les points où ils ont un problème.

Bon, pour satisfaire votre curiosité sur l’efficacité des traitements de Marguerite, je peux vous donner des exemples sur la soixantaine de patients qu’elle a traité depuis deux mois. Les problèmes urinaires (ex : un homme arrosait deux arbres à la fois, contre sa volonté, avec de grandes souffrances, après traitements, eh bien, il n’en arrosait plus qu’un et sans douleur) ; des pertes de sang chez les femmes, parfois sur plusieurs mois, aucun traitement des féticheurs n’avait réussi, Marguerite a réglé leurs problèmes ; stérilités dues à la nature, mais aussi à des féticheurs, j’explique (c’est le moment d’aller aux toilettes pour les cartésiens et incrédules) : une femme se retrouve enceinte, puis vers deux ou trois mois, plus rien ne se passe et ça peut durer des mois et des années (5ans pour l’une d’elle). Marguerite lui dit qu’elle est toujours enceinte et qu’elle peut régler son problème, seulement la femme doit faire quelque chose avant, car elle est sous l’emprise d’un féticheur qui a été payé par une autre personne dans le but de lui nuire (le don de voyance a son avantage, c’est sur !). Lorsque la femme revient, si Marguerite voit que tout a été fait, elle procède au traitement ; la grossesse reprend normalement.
Les toubibs (docteurs) qui lisent ça doivent s’arracher les cheveux, c’est le problème des gens limités par leurs cinq sens, dés que ça dépasse la limite, ça tombe dans le néant où, comme tout le monde le sait, plus rien n’existe ; mais l’Afrique existe bien pourtant.
Tout ça pour dire que le reïki, qui devient une solution de « médecine alternative » en occident, pourrait le devenir aussi en Afrique.

Alors je lance un appel aux personnes intéressées à se porter volontaires pour aider à la formation de Marguerite (sur le plan pratique et spirituel) afin qu’elle puissent acquérir encore plus de pouvoir (dans le sens de donner, pas de prendre évidemment, elle ne va pas se présenter à la présidence) qu’elle n’en a actuellement.
Le chairman du village de Mahanga, ainsi que son comité, ont l’idée de construire des locaux qui seraient plus appropriés pour faciliter le travail de Marguerite. En effet, des gens de toutes religions et de différents villages et même de villes éloignées, viennent la voir. Comme vous pouvez constater sur les photos, Elle ne dispose pas d’espace suffisant pour faire ses traitements, sans parler de la proximité des gens et donc du bruit, alors qu’elle a besoin de concentration, donc de calme.

S’il y a aussi des personnes intéressées pour participer à ce projet, elles seront les bienvenues. PBL aimerait les assister car dans un endroit où il n’y a pas de dispensaire (nécessaire au moins pour recoudre les blessures), ces locaux deviennent indispensables et actuellement nos finances ne nous le permettent pas (le mot est faible !).
Pour les personnes qui désireraient plus de détails, elles peuvent me contacter au mail : pbl_adm@yahoo.fr : ne pas oublier le tiret en bas pbl_adm, merci !
                        Après les soins, elle retourne à la popote!

Nous nous sommes rendus le 7 février au village de Mahanga, dans les 70km au sud de Kigoma, pour voir ou en était la toiture de l’école. Les gros bus pouvant emprunter le ferry, une liaison régulière a été crée.

C’est la bousculade pour descendre, mais je ne vous dis pas pour monter.

                 

                                                           Arrivée sur l'autre rive de la Malagarasi

                  

                                                                                       Pris d'assaut


Nous avons pu constater qu’elle était finie et que les élèves pouvaient y travailler.


                   

                                                                                   Ecole en Décembre


                    

                                                                                  L'école en février


                     

                                                                        Elèves dans la classe finie


                       

                                                                                             classe non finie




Nous avons eu une réunion avec le comité du village au sujet de l’eau qu’ils avaient demandé. Le temps en Afrique étant un faux problème, le comité est arrivé au compte goutte ; mais ils ont fini à être 15 présents à la fin de la réunion.

Nous avons dit que la situation financière mondiale ne nous facilitait pas la rentrée de fond ; les grandes organisations internationales avaient elles mêmes beaucoup de problèmes à trouver des bailleurs, à fortiori une petite ong comme PBL.


                     

                                              Une partie des membres présents


Le comite avait organisé dans l‘aprés midi une reunion avec le village de façon à ce que l’on voit nous même le besoin de la population.


Effectivement, les gens réunis ont réclamé l’eau à proximité du village ; nous avons noté que c’était surtout les femmes qui le réclamaient car c’est leur travail d’aller la chercher à la rivière , même aprés une journée passée dans les champs. Le changement de mentalité ne se fera pas en un jour. Il faudrait qu’elles décident toutes ensembles de faire la grève sur le tas. Plus de corvée d’eau pendant 3 jours ; ca veut dire que personne ne boit, ni ne mange ni ne se lave. Les hommes préfèreront les bastonner plutôt que de mettre la main à la pâte et aller a l’encontre de siècles de coutumes.


                      


Même un canard qui ne trouvait plus la sortie dans ce carré, a fini par s’interesser à ce que disait Athanase.


                       

                                                            Le canard en question


Nous avons planté notre tente sous la paillote chez Abasi, qui eux aussi connaîssent un probleme d’eau ; Athanase a pu en trouver suffisamment pour prendre une douche, c’est lui sous le savon !


                       

                                                    La salle de bain à ciel ouvert!

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